jeudi 7 novembre 2013

LES DISPENSES DE PARENTE

Se marier entre parents est depuis la nuit des temps réprouvé, non tant à cause de risques génétique que du fait du vieux tabou de l'inceste, bien connu des sociologues .
 
Le droit de la religion catholique, appelé "droit canon", avait donc très tôt édité des interdits, ne pouvant être transgressés qu'avec l'obtention d'une dispense, dite de parenté .
 
Ces interdits dépendaient des degrés de parenté, eux-mêmes calculés différemment en droit canon et en droit civil . Après voir été étendus jusqu'au septième degré canonique, ils avaient été ramenés par le concile de Latran, en 1215, à des limites plus raisonnable, du fait que, tout le monde cousinant dans les villages d'autrefois, les jeunes gens à marier avaient bien du mal à trouver une épouse qui ne leur soit pas interdite .
 
A partir de cette date, nos ancêtres ne purent donc se marier :
  • entre parents par le sang jusqu'au quatrième degré canonique
  • entre parents par alliance dans les mêmes limites
  • entre "affins", unis par ce que l'on nommait parenté spirituelle, ou "affinité", qui pouvait résulter de fiançailles mais plus généralement du parrainage .
Après cette réduction des interdits, les dispenses restèrent pourtant fréquentes, du fait du peu de mobilité des populations, comme aussi des habitudes de mariage dans son milieu . Elles le furent particulièrement dans les régions isolées et dans des familles très refermées", comme celles des communautés taisibles .
 
Obtenir une dispense de parenté signifiait concrètement payer une taxe au curé ou à l'évêque . Cette formalité accomplie, le mariage était célébré et l'acte faisait état de la dispense en question . Il en donnait rarement la date, mais indiquait presque toujours le lien de parenté incriminé, calculé bien sûr selon le droit canon . L'acte dira ainsi, après avoir obtenu dispense pour s'être trouvé "parents au quatrième degré" ou "du troisième au quatrième degré" .

Lorsque les époux omettaient de demander cette dispense, ils pouvaient s'y voir soumis à posteriori
pour, une fois celle-ci obtenue, voir régulariser leur situation par un acte de réhabilitation de mariage, inscrit dans le registre paroissial .








L'idéal sera évidement de retrouver l'acte de dispense lui-même, qui en exposera le détail, souvent avec un tableau généalogique comme ci-dessus .
Mais l'opération est souvent délicate . Outre que certaines dispenses sont conservées au Vatican et donc quasiment inaccessibles, les autres, en série G des archives départementales, peuvent aussi se trouver dans les fonds des Officialités (tribunaux ecclésiastiques) ou dans ceux de l'évêché . Quant à celles concernant l'ancien diocèse de Paris, elles sont en série Z10 des archives nationales ... De ce fait, même si la date de la dispense est connue, le succès de la recherche est loin d'être garanti ....




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